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 Encyclopédie.

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Aizu
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Aventures : 106

MessageSujet: Encyclopédie.   Ven 1 Juil - 21:18

Informations supplémentaires importantes

  • Les acteurs politiques

    - Bakufu : gouvernement central japonais dirigé par le Shogun, le chef des armées et de l'administration du pays. Depuis 1603, c'est la dynastie Tokugawa qui occupe le poste.

    Malgré l'établissement du shogunat, l'empereur à Kyoto est toujours le chef légitime du Japon. Le shogunat nomme un agent de liaison, le « Kyōto shoshidai » pour traiter avec l'empereur, la Cour et la noblesse. En 1865, le poste est tenu par Sadaaki Matsudaira, le frère de Katamori Matsudaira, qui est le chef de la police de Kyoto. (Les Matsudaira sont un clan directement sous les ordres du Shogun, ce qui montre bien la main mise du Shogun sur les affaires politiques et militaires).

    Le système politique du Bakufu est un système féodal : les domaines (han) sont dirigés par des daimyos. Ces derniers tiennent  leurs terres par succession, et doivent à leurs seigneurs armes et respect. Pour éviter la révolte des seigneurs/clans, le Shogun a établi le « sankin-kotai » système de résidence alternative. Chaque daimyo envoie sa famille en représentation (comprendre, otage) et passe une année sur deux entre le han et à Edo.

    - Domaine Aizu : domaine féodal fidèle au Shogun (liens familiaux forts + daymio directement sous les ordres du Shogun). Une des principales famille du domaine est la famille Matsudaira.

    - Domaine Chôshu : clan anti-Shogun, et ayant su promouvoir le Sonnô Joi pour ses intérêts.

    - Domaine Satsuma : mené par la famille/clan Shimazu, il est à la croisée des chemins en terme de position politique. Il n'est pas un fidèle du Shogun, essentiellement parce qu'il est l'un des domaine les plus puissants et bénéficie de beaucoup d'avantages (Il oscille donc entre indifférence et mépris vis à vis des Tokugawa et souffre de ne pas pouvoir les dépasser). Cependant, il applique les règles anti-étrangers à la lettre. Il désire équiper le Japon des meilleures technologies, mais sans forcément s'ouvrir. Il est au cœur du courant Kôbu gattai « l'unité entre le Shogunat et la cour impériale », ce qui le met en opposition avec les Sonnô Joi, notamment le clan Chôshu.

    Rival du domaine Aizu.

    A noter que ce domaine est connu pour avoir résisté à la disparition du système des samouraïs, se révoltant contre l'Empereur qu'il avait pourtant aidé à mettre au pouvoir (cf le film « le dernier des samouraïs »).

    - Daimyô : terme désignant les grands seigneurs de domaines les plus riches. Ils sont reconnus comme propriétaires ET gouverneurs de leur terre par le premier Shogun, qui établi la liste des 200 daimyô.

    Bien qu'ayant une certaine autonomie, ils sont néanmoins assujettis à des règles particulières, la plupart codifiées dans le bushidô, et doivent suivre la loi des maisons guerrières : entre autres, entretenir à Edo une résidence, y demeurer une année sur deux (ou six mois par an) et y laisser en otage leur famille et des vassaux.

    On distingue 3 types de daimyo :

    - les shinpan daimyô, appartenant à la famille de Tokugawa ; ex : Famille Matsudaira (région de Aizu et Fukui), Owari (Nagoya), Kii (Wakayama), Mito.

    - les fudai daimyô, attachés personnellement au shogun Tokugawa ; ex : Famille Honda, Sakai, Sakakibara, Ii, Itakura et les Mizumo, ainsi  ainsi que  certaines branches du clan Matsudaira (dont est originaire le clan Tokugawa), tout en conservant leur nom « Matsudaira »

    - les tozama daimyô (ou daimyô « extérieur »), ralliés au bakufu. Leurs terres sont généralement éloignés des capitales Edo et Kyoto. Parmi eux, la famille Mori du domaine Chōshū, les Shimazu de Satsuma, les Date de Sendai, les Uesugi de Yonezawa et les Hachisuka de Awa.

  • Les courants politiques

    - Sakoku : politique isolationniste mise en place par le Shogun de 1641 à 1863, abandonnée par l'intervention des USA et du commandant Perry.

    - Bakumatsu :  est la période de 1853 à 1868 qui marque la fin du Shogunat (Shogunat Tokugawa)

    - Sonnô Jôi : littéralement « Révérer l'Empereur, expulser les barbares ».

    Ce courant politique vient du mélange de la théorie de la loyauté absolue à l'empereur (privilégier les ordres de l'empereur par rapport à ceux du Shogunat) et de la crise d'identité que subit le Japon lors du traité de Kanagawa de 1853, les daimyô n'ayant pas apprécié d'avoir été forcés à accepter les décisions des étrangers.

    Cette philosophie devint un cri de ralliement dans les provinces de Chôshu et de Satsuma.

    - Tôbaku : supporteur de ceux qui veulent mettre fin au Shogunat

    - Sabaku : ceux qui sont en faveur du Shogunat

    - Sonnô Sabaku : ceux qui sont en faveur du Shogun ET de l'empereur. Leur courant politique est le Kôbu gattai « l'unité entre le shogunat et la cours impérale ». Pratiqué par les domaines Satsuma et Mito.


  • La difference entre samouraï et ronin

    Les samouraïs sont des soldats « professionnels » au service d'un daimyô. Ils constituent une classe de noblesse guerrière, reconnue par le code sévère que tout samouraï doit suivre à la lettre : le bushidô. Le sens de l'honneur est primordial chez le samouraï. Dès son plus jeune âge le garçon reçoit une éducation sévère. Il doit apprendre à garder le contrôle de soi donc à étouffer ses sentiments envers les autres, y compris sa propre famille : seuls compte le bushidô et la loyauté à son maître. Un samouraï est forcément érudit : il sait lire, écrire, calligraphier et a des bonnes connaissances en philosophie et lettre.

    Tous les guerriers ne sont pas des samouraïs.  Un samouraï qui était un vassal direct du shogun était appelé hatamoto.

    Les rônins sont d'anciens samouraïs exclus de la société japonaise féodale (pas de rattachement à un clan ou à un daimyô), pour plusieurs raisons : la mort de leur seigneur, leurs propres fautes ou leur défaite au combat.

    La mise en place du Shogunat / Ere Edo eut pour conséquence l'augmentation du nombre de rônins. En effet un système rigide interdit aux samouraïs de changer de maître, de se marier hors de leur « clan », ou d’avoir des occupations extérieures au clan sans la permission de leur ancien maître alors que les règles étaient beaucoup plus flexibles sous les régimes précédents. De fait, la mort ou la ruine de son maître rendait presque impossible au samouraï d’en trouver un autre et le forçait à devenir rônin.

    Or, plus de 220 familles seigneuriales sont anéanties ou considérablement diminuées au cours du début du 17° siècle. Cette réduction du nombre des familles seigneuriales capables d’entretenir l’ensemble de leurs vassaux est suffisamment importante pour qu’une cinquantaine de milliers de rônin soient recensés à l’époque.

    Le Shogun a agi ainsi pour limiter le nombre de daimyos et samouraïs qui pourraient se rebeller contre lui.

    Le rônin a généralement une mauvaise réputation. Si certains samouraïs deviennent rônin par choix (pour tester leurs persévérance et leurs valeurs, face à la grande liberté morale accordée par ce statut puisqu'un rônin n'est pas soumis au bushido), la plupart devenait plus souvent rônin en raison de circonstances indépendantes de sa volonté que parce qu’il aspirait véritablement à cette situation. Ainsi, ils sont souvent méprisés et discriminés par les samouraïs.

    De plus, un rônin n'a plus de salaire, plus de terre. Sans ressource, il doit apprendre à survivre par lui-même. Beaucoup de rônins abandonnent tout honneur et plutôt que de se faire seppeku, se tournent vers le crime : le vol et/ou l'assassinat. Après tout, ils ont été des guerriers, entraînés depuis leur tendre enfance. Certaines bandes de mercenaires sont sans pitié.

    Mais d'autres agissent toujours aussi honorablement que lorsqu'ils étaient samouraï et beaucoup d'entre eux se dressent alors contre les arrogants samouraïs qui n'hésitent pas à utiliser leur prestige pour malmener les paysans, marchands et autres civils.

  • La difference entre Oiran, Geisha, Tayu/ La prostitution en 1865

    En 1617 le Shogun passe une loi qui limite le commerce du sexe à des quartiers spécifiques en périphéries de grandes villes. Les plus célèbres de ses yûkaku sont Yoshiwara à Edo, Shinmachi à Osaka, et Shimabara à Kyoto. Cette restriction des lieux de plaisirs enclenche la création et le développement d'une nouvelle caste : les Geishas.

    Une geisha (Geiko du côté de Kyoto) et une maiko (apprentie) sont des artistes... et uniquement des artistes. Elles dansent, chantent, jouent de la musique, récitent des poèmes, et conversent avec les hommes pour les distraire. Il s'agit en effet pour les hommes de prendre du bon temps, sans rapport sexuel, mais sans devoir aller aux alentours éloignés de la ville. Ainsi la règle est très stricte : une geisha qui se livre à la prostitution est immédiatement chassée et mise à la rue.

    On reconnaît une geisha à son obi (ceinture japonaise) nouée dans le dos et un style d'ornements de cheveux plus sobre qu'une orian. Une  maiko a des manches de kimono et un obi plus long qu'une geisha, ainsi qu'un kimono aux motifs beacoup plus colorés qu'une geisha. Sa coiffure est aussi différente.

    Les Geishas opèrent dans les hanamachi, les quartiers des geishas, qui mélangent les okiya (maisons de vie des geisha) and ochaya (maison de thé où les hommes rencontrent les geishas.)

    Le monde des courtisanes implique en revanche un certain degré de prostitution.

    Les yûjo sont les prostituées de bas étage. Elles ne sont là que pour satisfaire les besoins sexuels des hommes. Plus une yûjo est « gradée » dans la hiérarchie des courtisanes (par sa beauté et sa grâce), plus elle se rapproche de la geisha, dans le sens où ses activités sont de plus en plus de types artistiques. Jusqu'en 1761, le plus haut rang de courtisane était la Tayû, puis venait la Kôshi. Mais elles n'eurent plus d'apprenties, et le terme disparut. A la place, on employa « Oiran » pour désigner une courtisane ayant une certaine maîtrise des arts, notamment la danse et le chant. Mais elles ne sont pas spécifiquement entraînées pour ça, comme le sont les Geishas. Une Oiran est aussi toujours appelée à coucher avec un homme, mais elle a le pouvoir (surtout si elle est très populaire) de pouvoir  refuser certains clients.

    A Kyoto, Shimabara a été un yûkaka et une hamachi conjointement, alors que Gion est exclusivement une hamachi.

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